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16 novembre 2022 | Par Sylvain Rochon

« La dégradation alarmante des infrastructures fédérales de protection contre l’érosion construites des années 50 à 70 rend vulnérables les communautés, comme Contrecœur, situées le long du fleuve Saint-Laurent », a plaidé Maud Allaire, mardi, devant le Comité fédéral permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités. Madame Allaire était invitée par l’Alliance des villes à venir témoigner de sa réalité.
La croissance de l’érosion est un enjeu de sécurité publique, d’environnement et de qualité de vie. « Malgré nos ressources limitées, nous héritons du problème », s’est désolée la mairesse de Contrecœur. « Pour notre région, cela représente des investissements potentiels d’au moins 35 millions $ que nous demandons au gouvernement fédéral de prendre en charge » évalue-t-elle.
L’érosion des berges est accentuée par les changements climatiques et la croissance des évènements météorologiques extrêmes comme les tempêtes, les inondations et les épisodes de gel-dégel, des phénomènes dont la fréquence augmente au cours des dernières années.
« Chaque dollar investi en amont va permettre de réduire les dépenses d’urgence qui devront être réalisées lorsque les désastres naturels liés aux changements climatiques vont survenir, c’est donc un bon investissement pour le gouvernement fédéral » a conclu madame Allaire.
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