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Conflit chez ArcelorMittal: La compagnie fait entendre son propre son de cloche

17 septembre 2026 | Par Sylvain Rochon

ArcelorMittal Produits longs Canada fait entendre son propre son de cloche entourant les dernières négociations et les paramètres de sa proposition à la suite du rejet de sa plus récente proposition pour mettre fin au conflit de travail à son complexe de Contrecoeur Ouest.

Les parties, expose ArcelorMittal, ont entrepris les négociations en vue du renouvellement de la convention collective le 18 mars 2026 et les ont poursuivies à un rythme soutenu pendant plus de quatre mois. Dans le cadre de ce processus, l’entreprise a demandé l’intervention du service de conciliation du ministère du Travail afin de favoriser un règlement. Cette démarche a mené à une recommandation de la conciliatrice à laquelle l’employeur et le syndicat ont tous deux donné leur aval. Cette recommandation, qui prévoyait – expose toujours ArcelorMittal – des améliorations importantes aux conditions de travail et de rémunération des employés, a toutefois été rejetée par les syndiqués. À la suite de ce rejet, le 31 juillet dernier, le syndicat a fait le choix de déclencher immédiatement une grève générale illimitée le 1er août.

Lorsque les parties sont retournées en conciliation plusieurs semaines après le déclenchement de la grève, ArcelorMittal a accepté de bonifier l’offre contenue dans la recommandation de la conciliatrice afin de tenter de mettre fin au conflit. La proposition soumise au vote mardi dernier, qui a été rejetée par 61 % des employés ayant exercé leur droit de vote, prévoyait notamment, aux dires de l’employeur, des augmentations salariales totalisant près de 30 % sur un peu moins de six ans.

Le syndicat affirme dans son communiqué que « la grève vise à préserver le pouvoir d’achat de ses membres ». ArcelorMittal estime important, dans ce contexte, de faire connaître les paramètres économiques réels de la proposition soumise aux employés et disposer ainsi d’un portrait complet de la situation. La compagnie rappelle également qu’en cours de convention, elle avait déjà volontairement accordé à ses travailleurs des augmentations de rémunération.

Selon les paramètres de la dernière proposition, le taux horaire actuel de 38,57 $ aurait atteint 49,82 $ sur une période de cinq ans et dix mois.

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