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« Un budget fédéral décevant centralisateur et encore très déficitaire » tonne Louis Plamondon

6 novembre 2026 | Par Sylvain Rochon

Le député de Bécancour – Nicolet – Saurel – Alnôbak, Louis Plamondon n’est pas tendre à l’endroit du budget présenté jeudi par le gouvernement de Marck Carney. Il le qualifie de décevant, centalisateur et encore très déficitaire. Pour le doyen de la Chambre, ce budget fédéral rend les Québécois encore moins maîtres chez eux, ne répond pas aux demandes du gouvernement du Québec et ignore la plupart des attentes portées par le Bloc Québécois.

« Le budget reprend 20 fois le thème « maîtres chez nous » de la Révolution tranquille, mais ce sont les institutions canadiennes et les Américains qui deviennent davantage maîtres chez nous, et certainement pas les Québécois, soumet le bloquiste. Ce budget, que le gouvernement décrit lui-même comme étant celui de l’édification de la nation, construit effectivement sa vision du Canada au détriment de la marge de manoeuvre financière du Québec, notant qu’en santé seulement, on parle de près de 14 milliards que le Québec pourrait perdre sur cinq ans. »

Louis Plamondon accuse Ottawa de créer une stratégie canadienne d’électrification en plein coeur des compétences du Québec, incluant de l’argent pour le gaz, le nucléaire et les rivaux d’Hydro-Québec sur le marché nord-américain. « Ottawa investit massivement dans la symbolique de son Canada fort pour contrer le nationalisme québécois, mais il n’a pas d’argent pour rembourser ses dettes envers le Québec » continue Plamondon.

Les attentes budgétaires du Bloc Québécois ne trouvent que partiellement réponse dans le document budgétaire libéral. « Nous sommes satisfaits de la hausse de la prestation pour l’épicerie, une de nos demandes. Le milieu culturel trouvera enfin les 600 M$ promis par Ottawa, mais la joie sera de courte durée. Nous saluons que le Crédit d’impôt pour la main-d’oeuvre journalistique soit étendu à la radio et à la télé, une autre de nos demandes de longue date. Nous sommes partiellement d’accord avec les réinvestissements face aux crises du logement et de l’itinérance. En revanche, en matière de résilience économique, d’environnement et de fédéralisme coopératif, on parle de 500 pages de reculs » ajoute-t-il aussitôt.

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