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L’UPA Montérégie dénonce vigoureusement le projet de loi 85 en commission

17 août 2017 | Par Équipe CJSO

Crédit photo: Gouvernement du Québec

Le 17 août, devant les membres de la Commission de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale du Québec, l’Union des producteurs agricoles (UPA) et l’UPA de la Montérégie dénonçait la teneur du projet de loi 85 (Loi visant l’implantation de deux pôles logistiques et d’un corridor de développement économique aux abords de l’autoroute 30 ainsi que le développement des zones industrialo-portuaires de la région métropolitaine de Montréal).

Le projet de loi 85 prévoit la création d’un guichet unique dont la mission est de permettre l’implantation d’entreprises privées du secteur de la logistique dans sept secteurs précis, surtout dans les MRC de Vaudreuil-Soulanges, de Beauharnois-Salaberry et de Roussillon. L’UPA Montérégie croit toutefois qu’il s’agit d’une porte ouverte pour d’autres territoires à vocation agricole.

Le deuxième vice-président de l’UPA, Martin Caron s’oppose vigoureusement à ce que des terres agricoles soient accaparées de la sorte et ne puissent plus servir à leur vocation première. « En plus de cibler quelque 600 hectares des meilleures terres agricoles au Québec, le projet de loi 85 accorde au gouvernement une marge de manœuvre abusive sur le développement de vastes territoires en contournant toutes les lois et règles jugées incompatibles avec ses priorités du moment, incluant la protection du territoire et des activités agricoles ».

Pour l’UPA Montérégie, le projet de loi 85 crée aussi un précédent dangereux en invitant l’adoption de législations similaires visant d’autres territoires québécois au cours des prochaines années.

« En se donnant la possibilité de contourner la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA) sur de vastes étendues de territoire, le gouvernement du Québec met en place un mécanisme de dézonage programmé et donne raison aux nombreux intervenants qui considèrent la zone agricole comme un territoire en attente de développement », a ajouté le président de l’UPA de la Montérégie, Christian Saint-Jacques.

 

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