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25 février 2019 | Par Sylvain Rochon

Réunis en assemblée générale, samedi, après 13 mois et demi de conflit, les lockoutés d’ABI ont unanimement demandé à leurs représentants d’exiger un arbitrage accéléré, au cours duquel l’arbitre pourrait rédiger lui-même un contrat de travail. Un tel processus requiert normalement l’assentiment des deux parties. La compagnie a rejeté catégoriquement cette perspective affirme le syndicat, ce pourquoi les Métallos réclament une rencontre avec le premier ministre. Ils sont d’avis qu’il doit intervenir pour corriger le déséquilibre des forces en présence, alors qu’Hydro-Québec finance indirectement le lockout de la multinationale américaine, à raison de 165 millions en 2018 seulement.
Le contrat qui lie l’aluminerie de Bécancour et Hydro-Québec prévoit qu’un lockout puisse être considéré comme un cas de force majeure, ce qui dispense la compagnie de payer pour le bloc d’énergie qui lui est réservé. » En plus du manque à gagner pour Hydro-Québec, les pertes économiques sont énormes pour les familles des lockoutés, pour l’économie de la région et même du Québec. Le principe des tarifs avantageux aux aluminerie, c’est de favoriser l’emploi et les retombées économiques qui s’ensuivent. C’est un enjeu économique important qui dépasse les seules frontières des relations de travail » estime le syndicat.
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