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15 avril 2026 | Par Sylvain Rochon

Trois organisations syndicales déroulaient, près de l’Hôpital Charles-Lemoyne, lundi, une banderole sur laquelle on pouvait lire « Le gouvernement est mauvais pour notre santé ».
La coalition syndicale et communautaire formée de la FTQ, de la CSN et de l’APTS dénonce les compressions, l’optimisation et les réformes qui, soumet-elle, ne mènent nulle part, et surtout pas à l’amélioration des soins pour la population.
Annick Primeau, première vice-présidente du Conseil central de la Montérégie CSN, affirme que « trente années de mauvais choix politiques ont fragilisé le réseau public, fragmenté les services et affaibli le secteur communautaire, alors que le privé continue de prendre racine et de gagner du terrain avec pour résultats des délais qui explosent, des conditions de travail qui s’effritent, des organismes à bout de souffle et la prévention reléguée aux oubliettes : rien pour améliorer notre santé ».
Caroline Letarte Simoneau, représentante nationale APTS, ajoute que « pendant que le réseau public s’étouffe dans une pénurie soigneusement organisée, le privé prospère, attire du personnel et transforme un droit essentiel en une opportunité commerciale. »
Pour Pascale St-Antoine, enfin, présidente du conseil régional FTQ Montérégie, « un réseau public fort, accessible et ancré dans ses communautés, ce n’est pas un luxe; c’est la condition minimale d’une société qui choisit de prendre soin de son monde plutôt que de commercialiser la santé.».
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