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12 décembre 2025 | Par Sylvain Rochon

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) remarque, à la lumière du Rapport sur le marché locatif publié par la SCHL, que le coût du logement continue de grimper en flèche au Québec.
Selon Véronique Laflamme, porte-parole de l’organisme, « la crise du logement en est maintenant une d’abordabilité, les locataires devant en moyenne payer 62,1 % de plus pour se loger au Québec qu’à l’arrivée au pouvoir de François Legault en octobre 2018, dont 10,1 % de plus qu’en 2024 ». La conclusion est sans appel selon elle : « miser sur la construction de logements locatifs chers — option clairement privilégiée par tous les paliers de gouvernement — ne règle rien. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La seule voie crédible pour affronter une crise d’une telle ampleur, c’est d’investir massivement dans le logement social accessible aux locataires à faible et modeste revenu et d’imposer un contrôle beaucoup plus serré du marché privé. »
Dominic Gosselin d’Action Logement Pierre-De Saurel fait observer que, malgré de nombreuses constructions de nouveaux immeubles dans la région, le taux d’inoccupation a encore chuté selon les nouvelles données de la SCHL, passant de 1,1 % l’an passé à 0,6 % cette année ce qui fragilise encore plus le parc locatif pour les locataires les plus vulnérables dans la région. Le loyer moyen a augmenté de 100$/mois en un an toutes typologies confondues. Il est passé de 823 $ à 922 $ durant cette période, rien qui ne laisse prévoir une fin de cette crise que l’on pourrait plutôt qualifié d’urgence du logement, soumet M. Gosselin.
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