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3 décembre 2021 | Par Sylvain Rochon

Une voisine de l’immeuble à logements désaffecté qu’un incendie a rasé jeudi, rue de la Reine, à Sorel-Tracy, déplore que les autorités municipales n’aient pas agi pour prévenir un tel événement. Dans une lettre adressée au maire Serge Péloquin, Suzanne Bréard, une avocate à la retraite, lui rappelle qu’au moins quatre résidentes avaient avisé le conseiller du quartier, Jocelyn Mondou, du risque que représentait l’immeuble vacant : incendie, matériaux et antennes paraboliques Bell qui risquaient de se détacher et de causer des dommages aux voitures, entre autres.
« Je suis convaincue que vous avez été mis au courant de l’état de la situation, écrit au maire madame Bréard, car monsieur Mondou (…) nous a fourni des numéros de plaintes afin que nous puissions faire un suivi. Cet incendie a des répercussions certaines sur les résidentes du 69-71 rue de la Reine qui ont été déplacées pour au moins 72 heures, sans compter qu’elles ignorent dans quel état elles retrouveront leur logement, le contenu de celui-ci et leurs biens entreposés au sous-sol. »
L’incendie et ses répercussions étaient prévisibles de l’avis de la citoyenne. « Nos plaintes justifiées auraient dû inciter la Ville à prendre immédiatement les mesures qui s’imposaient à l’égard du propriétaire de l’immeuble incendié. Selon les informations que j’ai obtenues, l’incendie serait d’origine criminelle, poursuit-elle. Il aurait pu entraîner des pertes de vies. »
L’avocate à la retraite qui écrit ne pas être spécialiste en droit municipal, n’en croit pas moins que c’est le rôle de l’administration de la Ville de veiller à la sécurité des citoyens et de prendre, en temps opportun, les mesures appropriées. Selon elle, « la Ville a failli à son obligation et elle devrait en assumer les conséquences. »
Pour la suite des choses, madame Bréard compte voir l’administration municipale agir avec plus de célérité que par le passé à l’égard du propriétaire de l’immeuble incendié, en l’obligeant à débarrasser les lieux de tout débris dans les plus brefs délais possible.
« Un milieu de vie normal, à notre époque, ne devrait pas être composé d’immeubles laissés à l’abandon, barricadés ou incendiés » affirme Suzanne Bréard.
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