MUSIQUE :

Glenn Gould, naissance d’un prodige au Théâtre du Rideau Vert

29 mars 2026 | Par Myriam Arpin

(Myriam Arpin) J’ai eu le bonheur d’assister à la première médiatique de la pièce Glenn Gould, naissance d’un prodige au Théâtre du Rideau Vert récemment. Présentée jusqu’au 18 avril 2026, la pièce nous plonge dans l’univers du célèbre pianiste Glenn Gould. Mise en scène par Frédéric Bélanger, elle propose un portrait intime de l’homme derrière le génie qu’il était, en explorant notamment la relation complexe entre l’artiste et sa mère.

Sur scène, Maxime de Cotret incarne, pour son premier rôle au théâtre, le célèbre pianiste, aux côtés de Danielle Proulx dans le rôle de la mère, entourés d’Henri Chassé, Catherine Renaud, Étienne Pilon et François-Simon Poirier. Le pianiste Gaël Lane Lépine interprète en direct les œuvres qui ponctuent le spectacle.

Adaptée pour le Québec par Emmanuel Reichenbach, à partir du texte d’Ivan Calbérac, cette production s’inscrit dans la dernière saison programmée par l’unique Denise Filiatrault, marquant du même coup un passage important dans l’histoire du Rideau Vert.

Ce qui m’a fascinée, c’est ce côté méconnu de Glenn Gould. On apprend que ce virtuose a été profondément influencé par son environnement familial et personnel, ce qui a façonné autant le musicien que l’homme derrière tout ce talent.

Sa mère a joué un rôle crucial dans son parcours : elle a été sa première professeure de piano et a nourri très tôt son talent exceptionnel, jusqu’à l’obliger à reconnaître les notes de loin pour pouvoir aller jouer. Extrêmement présente dans toutes les sphères de sa vie, jusqu’à dormir avec lui, elle a renforcé chez lui son goût pour la discipline et l’isolement.

Son père était plus effacé, mais il soutenait aussi son parcours. Il a notamment construit la fameuse chaise basse que Glenn Gould utilisera toute sa vie et qui est devenue un objet emblématique de son identité artistique.

Enfin, les médicaments ont pris une place plus préoccupante dans sa vie. En effet, l’artiste était connu pour consommer différents médicaments (notamment des anxiolytiques et des somnifères) afin de gérer son anxiété, son insomnie et ses inconforts physiques. Cette utilisation, souvent jugée excessive, reflétait son hypersensibilité et son besoin de contrôle, mais elle a aussi suscité des inquiétudes quant à ses effets sur sa santé.

En allant voir la pièce, vous ne serez pas déçus. L’histoire de cet homme est fascinante et bouleversante, les acteurs sont fabuleux (mention à Maxime de Cotret, qui incarne de façon magistrale le pianiste), la mise en scène est parfaite et les décors aussi !

Je vous invite donc à aller voir la pièce, mais aussi à vous plonger dans l’œuvre de Glenn Gould, comme je l’ai fait tant j’ai eu envie de découvrir ce créateur particulier. Sa musique est disponible sur plusieurs plateformes numériques.

Pour des informations et des billets sur la pièce, c’est ICI.

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