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Du Faubourg : Corina Bastiani réagit a la mise en demeure du président d’élection

6 novembre 2020 | Par Sylvain Rochon

Corina Bastiani, candidate à l’élection partielle dans le district sorelois du Faubourg, a réagi, tôt ce matin, dans un communiqué coiffé du titre En toute bonne foi, à la mise en demeure qui lui a été destinée par huissier de justice, le 3 novembre dernier, lui exigeant des excuses auprès du président d’élection et greffier de la Ville de Sorel-Tracy, René Chevalier, pour son questionnement sur l’indépendance des décisions de ce dernier à l’égard  de cette élection.

« Effectivement, écrit-elle, monsieur Chevalier m’a mise en demeure. Il exige des excuses publiques via l’ensemble des médias régionaux, excuses qui devraient être approuvées par lui sous menace de poursuite sans préavis. Nos avocats respectifs sont en contact depuis jeudi le 5 novembre au matin.  Les municipalités en zone rouge dont le scrutin était prévu après le 15 novembre, indique-t-elle avoir lu sur le site du Ministère des Affaires municipales, devaient poursuivre les procédures électorales et la situation devait être réévaluée le 28 octobre. Or, l’avis d’annulation d’élection a été publié le 27 octobre au matin. L’empressement d’annuler l’élection partielle a soulevé des doutes quant aux motifs de cette action. »

 « La Ministre Laforest a affirmé le 27 octobre en fin de journée, poursuit madame Bastiani, que les élections partielles devaient se tenir. Le processus électoral a repris son cours. Il y aura scrutin les 6, 7, 12 et 13 décembre prochains. La campagne électorale est en marche dans Du Faubourg.  J’ai confiance au processus électoral. Je m’explique mal que le président d’élections, monsieur Chevalier, semble vouloir faire un débat public sur un doute exprimé spontanément par une candidate en réponse aux questions d’un journaliste radio lors d’une Tribune sur les enjeux de cette élection. Pour moi, continue la candidate Bastiani, ce débat est clos. Si la réponse de mes procureurs ne satisfait pas monsieur Chevalier, que le processus judiciaire suive son cours, que l’on fasse la lumière sur cette histoire et qu’un juge tranche. »

 « Mon cher monsieur Chevalier, conclut-elle,  vous me voyez désolée de cette situation. Vous savez depuis des années que je reconnais vos compétences et vous savez également que j’ai les affaires publiques, la démocratie et les citoyens à cœur. Que l’on me laisse librement faire campagne ! »

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