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5 février 2019 | Par Sylvain Rochon

Une étude de Culture Montérégie sur les conditions socioéconomiques des artistes et des travailleurs culturels dégage des constats peu réjouissants. Leur revenu moyen est ainsi plus bas que le revenu moyen de la population active, malgré un niveau d’éducation plus élevé que la moyenne. Le revenu tiré de la création ne représente, la plupart du temps, qu’une petite partie du revenu des artistes, ces derniers se trouvant bien souvent dans l’obligation de cumuler plus d’un emploi. Cette précarité se trouve en outre amplifiée par le fait que les artistes et les travailleurs culturels sont généralement des travailleurs atypiques (plusieurs d’entre eux n’occupent pas un emploi salarié à temps plein), ce qui signifie, dans la plupart des cas, sans protection sociale ni avantages sociaux.
D’autres facteurs s’ajoutent à ceux directement liés à l’emploi pour influencer les conditions socioéconomiques difficiles du milieu culturel. Ils peinent à trouver des locaux de création ou de production adéquats et abordables ou des lieux de diffusion professionnels. La rareté de ces lieux nuit à l’avancement de leur carrière. Bien que la région soit la deuxième plus peuplée du Québec, elle se trouve enfin au 16e et avant-dernier rang en ce qui concerne le financement public de la culture, avec des montants bien en deçà de la moyenne québécoise, qui avoisine 70 $ par habitant, alors qu’en Montérégie ce montant est de 14,08 $.
Crédit photo : Caroline Bouchard
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