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23 mars 2026 | Par Sylvain Rochon

Le Regroupement provincial des comités des usagers du Québec estime que les investissements annoncés dans le budget québécois ne répondent pas à l’urgence et au déficit des services offerts dans le réseau de la santé.
Le Plan québécois des infrastructures 2026-2036 prévoit 24,7 milliards de dollars pour le maintien et le développement des infrastructures en santé et services sociaux. De cette somme, 54 % seront consacrés au maintien des bâtiments actuels, tandis que 46 % iront à de nouvelles constructions, agrandissements ou réaménagements, incluant des CHSLD et des maisons des aînés.
« Ces chiffres peuvent sembler imposants, mais ils masquent une réalité préoccupante. Plusieurs de nos hôpitaux sont dans un état lamentable. Quand plus de la moitié des investissements servent simplement à empêcher les murs de s’effondrer, on ne parle pas de développement ; on parle de rattrapage », considère Sylvie Tremblay du Regroupement.
L’organisme note l’annonce de 174 millions de dollars pour la santé mentale, mais s’interroge sur la capacité réelle du réseau à transformer ces sommes en services concrets. Le manque criant d’hébergements supervisés et la pénurie de personnel demeurent des obstacles majeurs.
Le RPCU s’inquiète également du fait que les coûts réels du système de santé ne soient pas entièrement couverts par ce budget. Dans un tel contexte, les usagers ne sont pas à l’abri de compressions qui affecteraient directement les services auxquels ils ont droit, estime-t-il.
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