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3 mars 2026 | Par Sylvain Rochon

Les productrices et producteurs agricoles de la Montérégie tirent la sonnette d’alarme. Leur syndicat, l’UPA, affirme que le fonctionnement actuel de la bourse du carbone impose une charge financière injustifiée au milieu agricole, puisque les véritables grands émetteurs leur refilent la facture. Cette situation est inéquitable, inefficace et doit être corrigée sans délai. La Fédération de l’UPA de la Montérégie demande le remboursement à 100 % des frais de la bourse du carbone payés par les producteurs agricoles, afin de corriger une injustice qui mine la compétitivité et l’avenir des fermes.
Le gouvernement canadien a reconnu depuis longtemps cette injustice, ayant exempté les producteurs agricoles du reste du Canada lorsque la taxe fédérale était en vigueur. Bien que, tout récemment, le gouvernement du Québec ait reconnu implicitement l’iniquité en offrant certaines compensations financières qui viendront atténuer partiellement cette injustice, ces mesures demeurent nettement insuffisantes face aux montants réellement versés, et les producteurs québécois sont toujours désavantagés par rapport aux producteurs nord-américains, note l’UPA.
« Nos producteurs subissent un déséquilibre compétitif inacceptable, fait valoir Jérémie Letellier, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie. Partout ailleurs au Canada, l’agriculture est exemptée de la taxe carbone — Ottawa a reconnu qu’elle ne peut absorber ce fardeau — mais Québec refuse d’en tenir compte. Faire payer nos fermes sans compensation adéquate affaiblit une industrie essentielle à notre souveraineté alimentaire. La bourse du carbone doit atteindre ses cibles, mais l’agriculture ne peut plus payer une facture qui ne lui revient pas » de conclure M. Letellier.
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