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25 janvier 2026 | Par Myriam Arpin

(Myriam Arpin) Mercredi dernier, c’était la première médiatique de la pièce Boîte noire, de Catherine-Anne Toupin. Avais-je la moindre appréhension quant à la qualité du texte que j’allais découvrir? Aucune. Cette fille est talentueuse et le mot est faible. Tout ce qu’elle crée (on n’a qu’à penser à La meute, à ses rôles à la télé) est toujours marquant. Et puis, seulement en regardant les noms de la distribution, j’étais déjà conquise. Ce sont tous d’excellents comédiens, que j’ai vus à la télé ou au théâtre, à commencer par Vincent-Guillaume Otis qui m’impressionne aussi.
Ceci étant dit, dès notre arrivée, la fameuse boîte noire est installée sur scène. Elle est rouge, en fait. On sent immédiatement qu’on vivra quelque chose de fort. J’étais peut-être déjà conditionnée à aimer ça… Pourtant, je ne suis passée par aucune boîte.
L’histoire est simple (et pas en même temps). On se retrouve avec les créateurs d’une technologie révolutionnaire, la Boîte, qui promet d’aider les humains à améliorer leur vie en effaçant leurs vieux réflexes et leurs blessures du passé, censée optimiser leur vie. Pendant que certains rêvent de performance et de succès, des milliers de réfugiés travaillent dans l’ombre pour faire fonctionner cette invention. Mais à quel prix? La pièce met en lumière les inégalités et les contradictions derrière cette technologie qui remplace l’humain et le façonne de plus en plus. Elle nous rappelle que la quête de perfection ne profite pas à tout le monde, et peut-être même à personne, quand on y regarde de plus près.
La pièce est un feu roulant, du début à la toute fin. Les spectateurs ont eu besoin de quelques secondes avant d’applaudir et de se lever pour le salut des comédiens, tellement ils étaient happés par ce qu’ils ont vécu, en si peu de temps, eux aussi.
Finalement, Boîte noire est une pièce actuelle, marquante et surtout percutante, où l’écriture brillante de Catherine-Anne Toupin et le jeu des comédiens nous forcent à regarder notre réalité et notre avenir en pleine face. Même en ce moment, alors que je vous écris ces lignes, je repense à la pièce et à tout ce que l’IA pourra faire dans plusieurs années, pas si lointaines. On est loin de l’invention de la radio, de la télévision, du CD, d’Internet ou de Facebook… On commence à influencer de façon considérable la vie des gens avec les nouvelles technologies.
Ferez-vous le bon (ou le mauvais) choix d’aller voir la pièce? Si vous y allez, vous comprendrez cette phrase.
BOÎTE NOIRE
Texte : Catherine-Anne Toupin
Mise en scène : Justin Laramée
Avec Vincent-Guillaume Otis, Lamia Benhacine, Frédéric Blanchette, Émilie Gilbert et Nina Laramée
Au Théâtre Duceppe, du 20 janvier au 21 février 2026
Infos ICI.
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