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1 septembre 2020 | Par Sylvain Rochon
La Fédération de l’UPA de la Montérégie exhorte les municipalités de son territoire de respecter les décisions et les pouvoirs de la Commission de protection du territoire agricole. Elle rappelle que cette instance indépendante constitue une pièce maîtresse de la législation québécoise qui a pour mission de garantir aux générations futures un territoire propice à l’exercice et au développement des activités agricoles.
Les deux dernières années seulement, les municipalités de la Montérégie ont réclamé à la CPTAQ l’équivalent de 1000 terrains de football pour assouvir leurs besoins en développement. Sans l’intervention soutenue et cohérente de la Commission, depuis maintenant plus de 40 ans, l’agriculture familiale aurait disparu du portrait régional.
« Tout le monde appuie le développement économique et applaudit la création d’emplois, déclare Christian St-Jacques président de l’UPA de la Montérégie. Ce que nous dénonçons, c’est l’attitude cavalière de certains élus municipaux qui tentent de faire croire à la population qu’il est nécessaire de détruire les sols cultivables du Québec pour assurer leur rentabilité. La vérité est toute autre, insiste le leader agricole : les terres sont tout simplement beaucoup moins chères que les espaces en zone industrielle, elles représentent donc une aubaine pour le secteur municipal et surtout pour les investisseurs! Voilà pourquoi la zone agricole de la Montérégie – le garde-manger du Québec – est sans cesse dilapidée pour accueillir parcs industriels, projets résidentiels et espaces commerciaux », tonne Christian St-Jacques.
Le manque d’engagement du gouvernement à donner un signal clair sur la protection du territoire agricole en Montérégie est de plus en plus flagrant, ce qui explique pourquoi plusieurs projets sont soumis directement au gouvernement par les promoteurs pour tenter de passer outre l’institution qu’est la CPTAQ. La Fédération de l’UPA de la Montérégie trouve cette façon de procéder honteuse, surtout dans une période où les citoyens du Québec parlent de plus en plus d’autonomie alimentaire.
« Il ne faut pas gouverner à coup de décret. Il devient impératif que nos administrations municipales revoient leurs méthodes afin de planifier leur développement de façon plus durable. Pour y arriver, un signal clair du gouvernement et un soutien approprié seront nécessaires : les pouvoirs et les compétences conférés à la CPTAQ doivent non seulement être respectés par les villes, mais ils doivent aussi être bonifiés par le gouvernement », conclut le président St-Jacques.
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