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Le Syndicat des enseignants du Bas-Richelieu n’acceptera pas une entente à rabais

8 juin 2020 | Par Sylvain Rochon

Si le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, s’est fait insistant pour poursuivre les négociations malgré la crise sanitaire qui prévaut au Québec, les résultats se font toujours attendre aux tables de négociation, déplore le Syndicat de l’enseignement du Bas-Richelieu. Consultés à distance, 97 % des membres de la CSQ ont rejeté la proposition patronale formulée le 22 mai, 98 % réitéré leur volonté  que la négo permette d’améliorer les conditions d’exercice des enseignantes et des enseignants et reconnaisse  par un  meilleur salaire la valeur de leur profession. « Ce sont des résultats vraiment très clairs que le Conseil du trésor doit entendre, a souligné la présidente,  Lisette Trépanier.  La proposition patronale, déclare-t-elle,  constitue une volte-face spectaculaire du gouvernement face à ses engagements électoraux.  L’offre  ne propose rien pour les élèves en difficulté. Elle recule sur l’engagement pourtant répété de la CAQ d’abolir les 6 premiers échelons de l’échelle salariale pour attirer de la relève dans la profession. Elle implique un alourdissement de la tâche en augmentant de manière importante le nombre d’heures travaillées. La seule mesure pour retenir les enseignantes  plus expérimentés, soutient la leader syndicale,  est une augmentation salariale d’un maximum de 2,5 % aux quelque 800 profs qui pourraient acquérir le statut d’« enseignants émérites », contrairement aux augmentations de 5 % faussement véhiculées par le Conseil du trésor »  tranche madame Trépanier.

 

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