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23 avril 2020 | Par Sylvain Rochon

Dans une lettre qu’il a fait parvenir au ministre des Finances, le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, Xavier Barsalou-Duval, se porte à la défense des travailleurs d’ArcelorMittal de Contrecœur qui se voient désavantagés par les règles du programme de la Prestation canadienne d’urgence. Les centaines de travailleurs des usines d’ArcelorMittal de Contrecœur qui ont été mis à pied en raison de la COVID-19 se trouvent dans une situation inattendue où ils sont forcés de refuser le fonds de soutien de leur employeur afin d’avoir droit à la prestation. « Déjà qu’en toutes circonstances, il est malheureux de perdre son emploi, il serait regrettable qu’en plus de cela, ces travailleurs soient pénalisés par des politiques qui au départ devaient leur venir en aide », a déclaré Xavier Barsalou-Duval. En vertu de leur convention collective, les travailleurs licenciés peuvent recevoir des prestations d’un fonds de leur employeur afin de bonifier légèrement leur revenu en période de chômage. Habituellement, cela ne pose aucun problème, mais en raison des critères actuels du programme d’urgence récemment mis sur pied et qui remplace temporairement l’assurance-emploi, ils n’y ont plus droit. Les travailleurs licenciés ne sont pas au bout de leurs peines puisque pour la vaste majorité d’entre eux, la prestation d’urgence à laquelle ils ont droit sera inférieure à celle qu’ils auraient touchée avec le régime d’assurance-emploi. Ainsi, sans changement aux critères actuels, les travailleurs d’ArcelorMittal se verraient doublement pénalisés.
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