MUSIQUE :

24 poses (portraits) à voir au Théâtre Duceppe!

7 septembre 2026 | Par Myriam Arpin

(Myriam Arpin) J’avais envie de voir 24 poses (portraits) depuis sa création en 1999! À l’époque, j’étais encore au Cégep à Jonquière et je n’avais pas pu assister aux premières représentations… Mais aujourd’hui, à 46 ans, j’ai la chance de mesurer toute l’ampleur de ce texte puissant de Serge Boucher.

C’est une œuvre d’une justesse incroyable sur la non-communication au sein d’une famille : cette façon qu’on a parfois de ne pas vraiment savoir ce que l’autre traverse, ou de penser naturellement à sa petite personne en premier. C’est d’une vérité troublante quand on y pense, même si tout est amené avec beaucoup d’humour et de sensibilité. Je ne pouvais d’ailleurs pas m’empêcher de penser à la pièce culte Les Voisins, de Claude Meunier et Louis Saia : deux œuvres bien différentes, mais qui posent toutes deux un regard très humain sur nos relations avec ceux qui nous entourent, sans toujours savoir ce qu’ils vivent réellement.

Dès l’arrivée au théâtre chez Duceppe, j’ai été fascinée par l’installation à l’entrée, où l’on peut glisser notre propre visage dans le portrait de famille affiché. C’est fort, quand même!

Et que dire de la scénographie… J’ai été complètement subjuguée! Les pièces de la maison se déplacent et pivotent sur un 2e palier et se transforment sous nos yeux comme sur une pellicule photo : un coup, on voit la pièce de face, une autre fois de haut ou de côté. Visuellement, c’est intriguant et vraiment brillant!

Félicitations à la metteure en scène Édith Patenaude et à toute la distribution de la pièce qui nous fait vivre tant d’émotions : Émilie Bibeau, Marc Beaupré, Frédéric Blanchette, Martin Drainville, Gabriel Favreau, Myriam Fournier, Benoit Mauffette et Guylaine Tremblay. On ne peut pas passer sous silence la complicité naturelle entre Émilie Bibeau, qui reprend le rôle que Guylaine Tremblay a créé il y a 27 ans, et Guylaine Tremblay. Elles ont d’ailleurs déjà partagé la scène et l’écran à plusieurs reprises au fil des ans. Ça se sent! On dirait vraiment qu’elles viennent de la même famille…

Une pièce à ne pas manquer en ce début de saison théâtrale!

À voir au Théâtre Duceppe jusqu’au 4 octobre 2026. Tous les détails et billets sur : duceppe.com

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