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Le monument dédié aux Filles du Roy est dévoilé

4 octobre 2017 | Par Katy Desrosiers

Filles du Roy

La Société historique Pierre-de-Saurel a inauguré son monument dédié aux Filles du Roy de la seigneurie de Saurel se trouvant au parc Regard-sur-le-Fleuve.

La conception du monument a été effectuée par Izimage, et sa réalisation a été possible grâce à la collaboration de la Ville de Sorel-Tracy et du conseiller du district du Vieux Saurel Jocelyn Mondou.

Entre 1663 et 1673, se sont plus de 770 Filles du Roy qui sont venues de la France aider au développement de la colonie. Par la suite, plus d’une cinquantaine d’entre elles se sont mariées et sont venues s’installer dans les seigneuries de Saurel, de Saint-Ours, de Contrecœur, de Berthier-en-Haut, de l’Île Dupas et de Saint-François.

Dans la seigneurie de Saurel, se sont 20 Filles du Roy qui ont choisi de rester quelques temps ou définitivement. Quelques années plus tard, en 1681, ce sont 116 personnes qui habitaient sur le territoire, et le noyau se composait à 75% des Filles du Roy, des militaires du régiment de Carignan-Salières et de leurs enfants.

 

 

Voici dans l’intégralité le texte figurant sur la plaque commémorative près du monument.

Devenu colonie royale, le Canada (région des Grands Lacs, vallée de l’Ohio et vallée du Saint-Laurent) compte en 1663 près de 3 500 personnes de souche européenne dont 37% sont des femmes. Pour assurer sa survie, 1 300 militaires du régiment de Carignan-Salières sont mobilisés et arrivent dans la colonie en 1665 sous le commandement d’Alexandre Prouville, marquis de Tracy. À la démobilisation de 1668, 400 d’entre eux dont la compagnie du capitaine Pierre de Saurel resteront au pays.

Envoyées et financées par le roi Louis XIV, plus de 770 jeunes femmes débarquèrent à Québec entre 1663 et 1673.

Leur mission, aider au développement démographique. Mission accomplie puisqu’en 1685, la population canadienne a triplé et compte 10 725 personnes. Marguerite Bourgeoys, en 1697, les a joliment nommées : FILLES du ROY.
Sur les ruines du fort Richelieu de 1642, est érigé le fort de Sorel en 1665.

Pierre de Saurel obtient sa concession en 1672. Va s’intensifier l’arrivée des colons et de leurs familles.

En 1681, la population soreloise se chiffre à 116 personnes.

Le noyau est composé à 75% des militaires restés, des Filles du Roy et de leurs enfants. Jeanne Amiot, Marguerite Andrieu, Jeanne Burel, Marie-Madeleine de Chevrainville dite Lafontaine, Catherine de Lalore, Charlotte de Larue, Anne Élisabeth de Tarragon, Marie Dubois, Jeanne Ducorps dite Leduc, Catherine Dupuis, Marguerite Dusson, Catherine Lucos, Marie Masseron, Charlotte Morin, Françoise Paris, Élisabeth Renaud, Jeanne Rigaud, Geneviève Sageot, Françoise Simon (Siméon) et Françoise Tierce.

Courageuses et déterminées, les Filles du Roy nous ont transmis leur savoir, leurs valeurs, leurs us et coutumes, leur langue et leur vivacité. Ces femmes extraordinaires ont été le terreau dans lequel l’arbre de notre histoire régionale a implanté ses racines. La moitié des Québécois de souche française trouvent au moins une Fille du Roy dans leurs tableaux généalogiques.

En 1765, la population soreloise était de 670 personnes et, en 2011, montait à 34 600.

Reconnaissance aux familles censitaires soreloises de 1724 :
Beaugrand dit Champagne, Bibeau, Cardin/L’Oiseau, Joly dit Delbec,
Lavallée dit Petit Jean, Letendre dit Laliberté, Martin dit Saint-Martin, Paul-Hus,
Péloquin dit Crédit, Peltier dit Antaya, Plante et Salvaye de Trémont.

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