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Interdiction des poissons appâts: les pêcheurs sont furieux

9 mars 2017 | Par Équipe CJSO

CP carpe

Un regroupement de centres de pêche, de pêcheurs commerciaux, d’associations et de pêcheurs sportifs, exige de se faire entendre par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) avant d’imposer une mesure qu’ils jugent injustifiée non fondée.

Ce regroupement, appelé menés.québec, considère que la décision du ministère d’interdire l’utilisation de poissons appâts à compter du 1er avril prochain peut mettre en péril son activité.

Hier, une cinquantaine de personnes se sont donné rendez-vous à Contrecoeur, au site d’entreposage des cabanes à pêche sur la glace pour se faire entendre:

Cinq députés de l’opposition officielle à Québec étaient présents pour appuyer les pêcheurs :

• Sylvain Roy, Porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts, faune et parcs et Député de Bonaventure
• Stéphane Bergeron, Député de Verchères
• Sylvain Rochon, Député de Richelieu
• Guy Leclair, Député de Beauharnois
• André Villeneuve, Député de Berthier

Monsieur Roy a fait l’apologie des loisirs d’extraction faunique:

 

De son côté, Sylvain Rochon a déploré l’improvisation du gouvernement libéral:

 

Autres intervenants présents:

• Jonathan Rondeau et Ronald Proulx, pêcheurs commerciaux
• David Joly, responsable de menés.québec
• Pierre Latraverse, président de la Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec
• Stéphane Marin, directeur Général AFC du lac Saint-Pierre

Menes.quebec déplore le fait que le MFFP associe de façon erronée l’utilisation de poissons vivants comme appâts à la présence problématique de poissons envahisseurs dans le fleuve Saint-Laurent comme la carpe asiatique. Cette position crée une désinformation auprès du public et des médias, selon l’organisation.

« Le ministère doit être cohérent et présenter un véritable plan pour se battre contre les espèces envahissantes plutôt que d’imposer des mesures comme le retrait des poissons appâts vivants qui donnent l’illusion de s’attaquer au problème », précise M. David Joly, responsable du regroupement menes.quebec. Le regroupement souhaite pouvoir discuter avec le ministre et les intervenants concernés des solutions pour conserver la pêche blanche aux menés vivants en améliorant la règlementation actuelle.

Le député de Verchères, Stéphane Bergeron, s’est engagé à inviter le député de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Luc Blanchette, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, ministre responsable des régions de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, à une interpellation à l’Assemblée nationale. Parions que plusieurs pêcheurs risquent de l’accompagner pour l’occasion…

Les pêcheurs commerciaux effectuent déjà le triage des menés par grosseur et par espèce. Lors de cette opération, ils détectent facilement les espèces envahissantes du lot. L’un d’entre eux, Jonathan Rondeau, propriétaire de l’entreprise Les Appâts Rondeau et présent à la conférence de presse d’hier, a expliqué que la réglementation actuelle du MFFP est à ce point boiteuse, que plutôt que de détruire les espèces envahissantes lorsque détectées dans ses filets, le ministère le force à les remettre à l’eau.

Menés.québec rappelle aussi que l’élimination des poissons appâts va à l’encontre des autres juridictions des affluents du fleuve Saint-Laurent. Cela signifie que d’une rive à l’autre, la réglementation sera différente à certains endroits. «Il ne faudra pas oublier d’avertir les poissons de ne pas franchir la frontière», ironisent-ils sur leur site internet.

Menes.quebec invite le public à se joindre au mouvement en signant une pétition. Plus de 8 000 personnes ont déjà signé cette pétition pour le maintien de la réglementation en vigueur quant à la pêche aux poissons appâts vivants.

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